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Moi, je...

Parce que mon autre blog "Let's Rock" devenait assez... bordélique, en voici un autre. Défouloir sentimental, coups de gueules, coups de coeur, humeurs, soleils, ombres, bouquins, films, musique, souvenirs... Comment ça ici AUSSI c'est bordélique?

Muuuuuusiiiiique


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Plus le coeur à... | 27 septembre 2007

 
 
 
 
Je voudrais arrêter là me faire une raison
Me dire enfin voilà c'est fini
Ce pont entre nous deux
C'était beau et joyeux
J'avais tant de désir
Mais pour deux



Bien sur
j'ai peur du vide
D'être seule
Dans les moments rudes
Sans personne
Qui m'aime
Je t'aime encore parfois
Mais j'ai plus l'coeur à ça

 

Je veux pas couper les ponts
Juste m'en éloigner
Faut bien que les gens puissent traverser
Et comme ça on pourrait encore
Si tu veux bien
Se croiser



J'voudrais retrouver les mots
Qui t'filaient des frissons dans l'dos
Un peu de volupté serait pas de trop
Et comme ça on pourrait faire comme si de rien n'était



Je t'aime encore parfois
Mais j'ai plus l'coeur à ça


L'coeur qui bat...

 
 
Mademoiselle K
 
 
 
 (Merci Luce pour la découverte...)
 
 
 
 

J'essaye décrire sur quelque chose depuis une semaine mais rien ne vient. A part des bouts de phrases.  Comme pour cette fichue nouvelle. J'étais tellement enthousiaste. Mais c'est raté là aussi... Je n'arrive pas à la finir. Encore un autre projet avorté...

Je ne réussi à « remplir » mes projets que lorsqu'ils sont pour d'autres. Là, je me donne à fond.

Mais quand c'est pour moi, l'inspiration ne vient pas.

  

J'écoute Mademoiselle K.

Beaucoup de controverses sur elle. M'en fous. On a encore la liberté d'écouter qui on veut nan ?

 

La chanson « Plus le cœur à ».

Parfaite comme bande son d'une matinée froide, pluvieuse. Comme le moral. Comme mes joues.

Humides.

  

Dur de se battre contre soi-même. Contre ses sentiments, contre ses rêves, encore pire quand ils mettent en scène nos espoirs déchus.

 

Se battre contre ses sentiments. Les bâillonner pour les faire taire. Pour les effacer.

Alors que le désir est toujours là.

 

Parce qu'il ne faut pas. Parce qu'on sait que, au fond, c'est perdu d'avance. Qu'on ne peut pas, de toute façon. Par manque de confiance. Pour cause de déceptions amères.

 

 

J'ai peur de ne pas réussir à combattre mes démons et mes sentiments. De retomber sous sa coupe. Sous son charme. Sous son baratin.

 D'être faible.   






 J'ai peur de moi même. 

Publié par Lujena à 11:45:26 dans Mots(aux) en chansons | Commentaires (7) |

2, 3 jours à Paris (bis) | 26 septembre 2007

« Mais quand ressurgit l'imprévu

Comme un coup de pied au cul

C'est là que la fête est foutue

Et qu'on se sent tout nu »

 

« Encore », Mick est tout seul

  

« On se dit oui, se dit non,

On se pose des questions [...]

On se réveille un matin

On a du sang sur les mains

On ne se souvient plus de rien

On a juste du chagrin... »

 

« Où sont passés les rêves », Mick est tout seul

    

TGV. Ciel bleu et soleil. Album « Tout le monde est fatigué » du Fils de Jack. Ça me rappelle de bons souvenirs de concerts ça...

Petit dodo par intermittence.

Je rouvre les yeux, avec « La première fois » de Tryo/Les Ogres Barback dans les oreilles. Il fait gris. J'ai froid. Des souvenirs ressurgissent, en accord avec la chanson. Esquisse d'un sourire lors de l'intervention de Danielito à la fin du morceau.

Le paysage est plat au dehors.

  

Je ne veux plus me rendormir, malgré la migraine et la fatigue de cette angoisse, et de cette trop courte nuit, aussi. Pourtant, le rythme du train me berce...

Mick est tout seul et Cyrz dans mes conduits auditifs, je re-sombre...

  

A quelques minutes de l'arrivée à Paris, je rouvre les yeux.  Il fait beau ; le soleil ne joue pas à cache-cache avec les nuages. L'excitation grandit. J'ouvre grands les yeux, et balade mon regard de part et d'autre des fenêtres du TGV. Essayant de reconnaître un bâtiment, de mémoriser un tag intéressant... J'aime prendre des photos dans ma tête ; clic, clic, un panneau, un avion dans le ciel, un bâtiment moderne et vitré accolé à un autre vieux de peut être un siècle, une personne endormie devant la vitre, le paysage filant derrière elle...

 

On arrive avec 20 minutes de retard. Un arrêt prolongé à la sortie de Lyon. Je descend du train, et me voici plongée dans la vie parisienne... La foule, le bruit, l'agitation. Et un visage ami. Cécile, amie depuis un concert des Mickey 3D à Grenoble en 2005. Puis un deuxième. Christophe. Le « grand manitou », même s'il aime pas qu'on l'appelle comme ça ^^

 

Détour par la Fnac de Châtelet, pour récupérer ma place, après quelques frayeurs, puis direction l'hôtel pour rejoindre Val de Lille, ses deux enfants et Laura. Ça fait bizarre de voir des gens jamais vus en vrai...  mais bizarre dans le bon sens. Ça fait plaisir de pouvoir mettre un vrai visage, et pas une photo, sur un pseudo, des discussions, des échanges.

   

On pose les affaires dans cette auberge de jeunesse très sympa, avec vue sur le Sacré Cœur, petite terrasse, ambiance conviviale, avec plein de jeunes anglais, espagnols, italiens et j'en passe...

 

Après un passage vers Pigalle pour  trouver un distributeur, on va repérer les lieux du concert. On s'arrête au passage pour manger un bout, et on découvre les arènes. Petit « théâtre » avec gradins en pierres, pas très grand. La scène est assez éloignée du premier rang , où on trouve naturellement notre place. Le concert doit commencer à 19h30, on a donc une bonne demie heure devant nous pour papoter. Vu le matos mis en place, c'est Cyrz qui ouvrira le bal. En effet, 40 minutes plus tard, le drômois nous enchante de sa douce voix, avec toujours ces textes si finement écrits, avec juste la dose de mélancolie qu'il faut, adoucie par une pointe d'ironie. Il fera de nombreuses apartés avec le public, et fera de nouveau venir sur scène un garçon timide, pour mimer la chanson « Gutenberg ». Et là, pour le coup, on aura affaire à un GRAND timide, qui ne mimera RIEN de la chanson... Dommage.

Le set sera court, car 40 minutes plus tard, Cyrz salue le public et laisse sa place à H Burns.

 

Rapide changement de plateau, et H Burns arrive pour nous entraîner dans son délicieux monde folk. Sa voix me surprendra toujours...  Elle envoûte et nous embarque loin, très loin de là où on se trouve. Il nous offre un inédit, de la même veine que les morceaux de son album. Le garçon est timide et communique peu avec le public. Mais sa musique et sa voix font le reste... Trois quarts d'heure plus tard, il quitte la scène.

 

Des personnes de l'organisation font une petite intervention, pour dire qu'il y a des t-shirts gratuits à l'entrée pour ceux qui ont froid... C'est vrai que ça caille sévère là...

 

On entend quelques applaudissements, on remonte vite à nos places, Mick prend sa guitare faite sur mesure et commence son set après les civilités de rigueur.

Plusieurs « chansons perdues » de son répertoire seront jouées, plus quelques inédits, comme sur la déprimante ville de « Montluçon » (désolée pour ceux qui aiment...) et une autre sur Condoleezza Rice. Quelques résidus de Mickey 3D avec « Le goût du citron », « Mimoun », et « Chanson de rien du tout »... Ma préférée, « Où sont passés les rêves », avec une œillade ironique à Sarko...

 

Et puis... 1er tiers du concert. Les lumières de la scène éclairent un peu + le public. Mick s'apprête à entamer le morceau suivant. Mains sur la guitare, il prépare son accord. Ses yeux croisent mon regard.

 

 

    -Mais t'es là toi ?

-Ben oui.... (rouge et morte de rire)

-Mais tu viens d'où ? De Saint Etienne là ?

-Oui, comme d'habitude quoi...

-Mais pourquoi ?

-Ben pour te voir !!

Rire général.

Confusion et intimidation pour moi. Et un sentiment de gratitude immense.

   

Des gens crient :

-Nous on vient de Guérande !

-Guérande ? Mais c'est loin ça ! C'est où ? En Bretagne non ? Vers le sel ?

-Oué c'est ça !

-Mais vous habitez là-bas ?

-Non on est sur Paris maintenant...

-Ah... Ralala... Y'a des gens formidables...

 

 

Formidablement humains oui.

Comme toi, Mick.

Merci ^^

   

 

 

1 Heure de concert, ça passe vite. TROP vite. Mais heureusement il y a les « après concerts » ^^. Moments d'attente, de rires, de gigotages pour avoir moins froid, de suppositions, de préparation de questions aussi, un peu. Puis Cyrz vient nous faire un ptit coucou et discuter quelques minutes avec nous. J'en profite pour savoir pourquoi il remercie les Unco dans son livret.... C'est dingue comme le monde est petit... Puis Mick arrive, tout en décontraction comme d'habitude. Bise à tout le monde. Quelques questions, quelques réponses, des rires, du partage, un cadeau.... Et il faut déjà repartir... Un coucou et des félicitations à H Burns qui part aussi comme nous, et nous revoilà dans la rue. On ne rentre pas tous à l'Hôtel... Dur moment des au revoirs, certaines soirées passent beaucoup trop vite...

Christophe s'en va chez lui, et nous reprenons le chemin de l'hôtel, encore euphoriques. Le Sacré-cœur, à moitié caché par des arbres, est illuminé. C'est chouette, avec les lampadaires de la terrasse. La nuit sera courte. Mais bénéfique.

  

Le lendemain, après un bon petit dej, c'est au tour de Laura de nous quitter la première. Je sers de guide pour visiter le Sacré Cœur et la butte Montmartre.

 

 

Église du Sacré Cœur.

J'observe les visages des gens ; on peut y lire tant de sentiments différents...

Il y a les touristes. Ceux qui regardent juste pour voir, d'autres pour admirer l'architecture, les statues, les mosaïques, les peintures.

Les croyants. Parfois touristes, aussi. La ferveur illuminant leur visage en pleine prière, le regard tourné vers une statue de la Vierge ou du Christ en croix. Leurs sourires dans leurs prières. Comme coupés du monde.

Cet apparent « bonheur » dans leur croyance.

Ça m'a beaucoup étonnée.

  

Je commence à prendre les gens en photos. Des inconnus. Ayant un style particulier, un attitude particulière, un regard absent, rêveur, souriant, triste.

 

Des musiciens, des touristes, des enfants, des vieux, des adultes, des couples, des gens seuls, ... C'est comme si je pouvais « m'immiscer » un moment dans leur vie.

  

Après notre tour à la butte Montmartre, je rejoins Manguy pour une excursion parisienne et... gastronomique ^^. Visite des alentours de Châtelet, discuts, magasins, découverte d'un Starbucks, rires, bons souvenirs... Et TGV.

Le ciel se couvre, le soleil se couche derrière une épaisse couche de nuages. J'suis un peu mélancolique. Crevée aussi. J'essaye de dormir mais je n'y arrive pas. Les souvenirs se pressent dans ma tête, alors j'enclenche mon cinéma intérieur avec plaisir. Ça me fait passer le temps. Arrivée à Lyon, il mouillanche. Temps déprimant d'un dimanche soir tristounet. Après un si bon WE, c'est dur de revenir à la réalité.

 

 

 

N'empêche. J'ai des souvenirs pour me tenir chaud, maintenant. J'vais essayer de pas les effilocher, eux. Des si jolis, ce serait dommage.

 

 

 
 

Les photos :  http://s206.photobucket.com/albums/bb36/Lujena/Arenes%20de%20Montmartre/

 

 

Publié par Lujena à 11:39:14 dans J'me regarde le nombril | Commentaires (6) |

2-3 Jours à Paris... | 21 septembre 2007

Une semaine que j'y pense.

 

Demain, Pariiiiiis... Concert, retrouvailles avec une amie indochinoise, et retrouvailles entre tarées officielles et d'autres qui le seront bientôt...

 

Une semaine que j'y pense pour tenir. J'espère y avoir QUE de bons souvenirs. Pour pouvoir me les passer en boucle dans mon cinéma intérieur lorsque je sentirais la déprime repointer le bout de son nez.

 

J'ai un peu peur. C'est la première fois que je vais devoir me guider toute seule. Dans le metro. Dans la ville.

 

J'crois que je vais acheter un plan ^^'!

 

 

Ce matin, en parlotant avec un ami sur Msn, je lui ai fait du mal. Indirectement. En fait je l'ai "touché" à cause de ma franchise que je revendique tant.

Je lui ai dit que je ne pouvais pas lui faire confiance. Un peu, oui, mais pas entièrement. Que je n'en ai plus beaucoup à donner, en fait. J'ai été trop déçue, trop souvent. Même mon meilleur pote, quelque part, je ne lui fait pas entierement confiance. C'est désolant, hein?

J'vous le fais pas dire.

 

Je suis tombée de haut, je me suis relevée péniblement, et j'essaye de recoller les morceaux maintenant. C'est bête, je pensais pas que cette histoire me toucherait autant. Je pensais passer outre.

 

Me suis trompée. Faut croire que la dernière fois, la colle qui faisait tenir les morceaux n'était pas très résistante.

 

Du coup j'ai peur d'accorder ma confiance aux gens. J'en suis honteuse, surtout vis à vis de mes meilleur(e)s ami(e)s. A leur place, je serais déçue.

 

Mais c'est comme ça. Je ne peux pas pour l'instant. Je les aime toujours, mais d'une autre façon peut être. Plus méfiante, en quelque sorte.

 

Comment une chose aussi abstraite et immatérielle que la confiance peut elle laisser un vide aussi intense...

 

 

Bon, aller, Paris demain. Concert. Amis. Amie. Resto. Rires. Musique.

 

La vie.

 

 

Publié par Lujena à 16:40:09 dans J'me regarde le nombril | Commentaires (9) |

"Un jour, je serais pilote!" "Pfff mais c'est pas un truc de fille!" "Et alors? :P" | 02 septembre 2007

(Un jour, l'une ou l'autre, elles seront à moi...

Guest stars : my parents. Note : mon père porte les mêmes couleurs que la Rallye 2... (celle de gauche) Preuve d'un lien solide entre lui et cette voiture... :P)

 

 

Pour la première fois depuis longtemps, quand on me demande si ça va, je réponds "Bien" avec un grand sourire franc, sans penser le contraire, sans avoir l'envie de rassurer la personne qui me pose cette question fatidique.

Les hormones sont peut être dans le bon côté de la balance aujourd'hui.

Ou alors j'ai peut être réussi à ne pas penser à une certaine personne et à ce qu'il peut faire, penser, dire, etc.

Ou alors j'ai tout simplement réussi à savourer chaque moment de ce WE.

Ouais, c'est sûrement ça.

Une matinée au boulot un peu chiante (bosser un samedi matin, c'est dur) mais sans dispute avec la bénévole que je supporte le moins, entre-coupé de sms d'une Sainte et d'un choux fleur bien délirants. La sortie au bar avec mes potes. Puis un dimanche sans disputes des parents, sans ronflage de la madre, au milieu de voitures historiques pour une course de cote "confidentielle". Un sourire béat et des yeux brillants d'admiration devant ces bagnoles vieilles, pour certaines, de quasi la moitié d'un siècle, ronflant, glissant avec une grâce controlée... Pis devant ces pilotes aussi, qui font ça juste pour le plaisir, pour ressortir leur "maîtresse" du garage, pour la prêter à un copain à qui ils l'ont acheté des années et des années auparavant, juste pour les sensations...

L'envie de faire pareil.

De voir si j'en suis capable, si le talent de la conduite s'est transmis du sang de mon père au mien. J'ai des doutes mais sait-on jamais...

 

Des retrouvailles entre mon père et d'anciens collègues de la Team Cheyenne, qui organisait des rallyes dans la région, et dont il faisait partie.

 

La pizza du soir chez moi, tous les trois, sans engueulades. Avec une sorte de sérennité et de satisfaction vogant dans l'air.

 

 

 

La joie dans les yeux de mon père.

 

 

 

*HAPPY*

 

 

 

J'aime les deux versions... Alors va pour les deux ^^ 

 

 

Publié par Lujena à 23:59:50 dans Luz! | Commentaires (0) |

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