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Moi, je...

Parce que mon autre blog "Let's Rock" devenait assez... bordélique, en voici un autre. Défouloir sentimental, coups de gueules, coups de coeur, humeurs, soleils, ombres, bouquins, films, musique, souvenirs... Comment ça ici AUSSI c'est bordélique?

Muuuuuusiiiiique


Découvrez Mick est tout seul!

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Clin d'oeil | 26 mars 2008

Et un autre blog, un!

M'en fallait un pour toutes mes photos... Bon il est cours de garnissage hein...

 

 http://clindoeil.hautetfort.com/

 

 

N'hésitez pas à commenter!

 

 

Publié par Lujena à 11:02:26 dans J'me regarde le nombril | Commentaires (4) |

Dans ma caboche | 19 mars 2008

 

 

Dans ma tête, avant, j'avais des étoiles. De l'espoir. Une confiance aveugle en tout être humain (ou presque). Disons que j'étais persuadée que tout le monde, quelque part, avait un bon fond.

 

Dans ma tête, avant, j'avais une certaine innocence bercée de naïveté.

 

Dans ma tête avant, il y avait des souvenirs joyeux, heureux, ensoleillés, là, devant mes yeux. Je me repassais ces douces images colorées dans mon cinéma intérieur lorsque je n'avais rien à faire.

 

Dans ma tête, avant, j'avais mille et une idées de coloriages, de collages, de peintures, de sculptures, de jeux, d'histoires.

 

Dans ma tête, avant, il y avait une porte fermée à double tour, et derrière laquelle se cachaient mes démons, cauchemars et autres monstres. Je ne l'ouvrais jamais, cette porte, pas même pour y enfermer les « méchantes choses ». Ce n'était pas la peine, je les poussais contre cette porte, et elles passaient au travers. Ce qui n'était pas possible, bien évidemment, dans l'autre sens.

 

 Dans ma tête, avant, il y avait des rires, toujours, et puis aussi des sourires, des blagues. Dans ma tête, avant, j'étais une enfant.   

 

 

Et aujourd'hui, dans ma tête... Qu'ai-je donc ?

 

 Toujours cette porte.  Sauf que quelqu'un l'a déverrouillée, ou bien les fantômes sont devenus plus forts, ils ont réussi à trouver un moyen pour s'infiltrer au travers de la porte et pour recouvrir les idées, les rires et les souvenirs de peinture grise et noire.  Parfois un contexte particulier, une émotion, une sensation, un p'tit quelque chose me « redonne » ma tête d'enfant. Pour pouvoir rire, sourire, blaguer, faire sourire et rire les gens, leur montrer que la vie est belle.    

 

 

Cela devient rare.  Il faut que je me force un peu pour enlever cette poussière qui règne dans ma caboche, et nettoyer les jolies choses, afin de leur redonner leurs couleurs d'antan.  

 

 

Retrouver cette petite fille souriante que j'étais, et qui montrais à qui le voulait ses dents du bonheur dont elle était si fière.

 

 

 

Parfois j'y arrive. 

 

 

Parfois non.

 

 

En même temps, c'est un peu normal.

 

 

 

 

J'ai grandi.  

Publié par Lujena à 18:31:16 dans Réflexions diverses | Commentaires (6) |

SAF | 08 mars 2008

Voilà bientôt un an et demi que je ne t'ai point revu. Un an et demi sans t'entendre, sans te voir. Sans pouvoir comparer nos tailles. Pour voir si je suis toujours plus grande que toi. Habitude idiote bien sûr, puisque nous avons tous les deux fini depuis bien longtemps notre croissance.

10 ans sans anniversaires souhaités. Sans Noël souhaité. Sans bonne année souhaitée, aussi. Des oublis de ta part... Une impossibilité de te joindre de la mienne.

 

Bientôt 14 ans sans fous rires.

Sans complicité.

Sans contact réel.

 

Sans ce lien qui, les années passant, devient de plus en plus fin.

Déjà qu'il était mince...

 

Mince comme l'espoir que j'ai de te reconsidérer un jour comme quelqu'un de la famille. Comme quelqu'un du même sang que moi. Enfin à moitié, certes, mais avant je n'y prêtais guère d'importance.

Cela fait bientôt 2 semaines maintenant que tu as fait dire par un oncle que tu ne voulais pas nous reparler.

Que tu ne voulais pas, "pour l'instant", avoir à faire avec nous.

Pas d'autres explications. Est-ce par jalousie envers moi, qui ai eu ce que tu n'a pu avoir? une famille, des études, un boulot... Ou parce qu'on nous avons si peu de choses en commun?

Nous voulions t'aider, encore, mais tu refuses, encore. Têtu, tu l'as toujours été. Jusqu'à ce que tu ne supportes plus de vivre dans ta voiture sans carburant.

 

 

Le silence, encore...

 

 

Comme il y a 10 ans. Lorsque, à peine parti, tu m'a laissée seule gérer quelque chose que personne ne prenait au sérieux. 

 

Le silence, toujours. Comme celui que tu imposes à ta fille qui se demande où est son père, et qui le cherche toujours lorsqu'elle va voir ses grands parents, passant de fond en comble toutes les pièces, pour finir par demander : "et il est où papa?".

Tu ne la voit pas toi, la tristesse dans ses yeux d'enfant.

L'incompréhension.

La déception.

 

Ce n'est pas parce que tu n'a pas connu ton père que tu dois la laisser grandir comme tu l'a fais.

A moitié seul.

 

Mentalement, tu a la moitié de ton âge. Un gamin de 16 ans qui ne sait pas garder un boulot plus de trois moiss ne sachant pas économiser ne serait-ce que pour louer une voiture et venir voir ta fille à 1h30 de "chez toi", enfin... du coin où l'on croit que tu es.

 

Comme un SAF.

 

Sans Attache Fixe.

 

 

Et moi je vois la douleur de notre mère qui te guette derrière la vitre depuis bientôt 2 ans.

Qui guette la venue de ce fils pour qui elle a tant fait de sacrifices.

 

L'envie m'est venue de prendre ma voiture et de monter te voir. Un coup de fil, et déjà ton numéro n'était plus en service. Un autre coup de fil et j'apprenais que tu étais parti on ne sait où...

 

Peine perdue.

 

Je t'ai perdu.

 

Depuis mes 9 ans, depuis que tu as quitté la maison, depuis que tu m'a laissée grandir seule... Je t'ai perdu.

 

J'ai du supprimer un mot de mon vocabulaire personnel.

 

 

"Frère".

Publié par Lujena à 10:19:54 dans Réflexions diverses | Commentaires (4) |

Pensée du jour frappante | 04 mars 2008

Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n'écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

 

Il meurt lentement
Celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.

 

Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l'habitude
Refaisant tous les jours les mêmes chemins ;
Celui qui ne change jamais de repère
Ne se risque jamais à changer la couleur
De ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu .

 

Il meurt lentement
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d'émotions
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les coeurs blessés.

 

Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap
Lorsqu'il est malheureux
Au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risques
Pour réaliser ses rêves
Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
N'a fui les conseils sensés

 

Vis maintenant !

Risque -toi aujourd'hui !

Ne te laisse pas mourir lentement !

Ne te prive pas d'être heureux !

 

 

Pablo Neruda

 

 

No Comment.

Publié par Lujena à 17:03:56 dans Luz! | Commentaires (1) |

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