Parce que mon autre blog "Let's Rock" devenait assez... bordélique, en voici un autre. Défouloir sentimental, coups de gueules, coups de coeur, humeurs, soleils, ombres, bouquins, films, musique, souvenirs... Comment ça ici AUSSI c'est bordélique?
Je déraille.
Faudrait qu'on m'explique.
Cette capacité que j'ai de changer d'humeur si rapidement. D'être assaillie de doutes en tous genres. De cette frousse qui me colle à la peau.
Je n'arrive plus à dormir dans mon lit, chez moi.
La route, les gens autour... j'angoisse. Je sursaute au moindre bruit. Je ne suis pas à l'aise, pas assez en sécurité.
Je m'endors que longtemps après avoir éteins, allumé puis ré-éteins la lumière. Après avoir lu une bonne cinquantaine de pages.
Rien à faire. J'angoisse.
Je ne respire qu'à partir de 4h30 du mat'. Le calme du matin.
L'heure des départs en vacances.
Je m'en souviens... Ce calme, ce demi sommeil. La ville endormie, la nature se réveillant. Les oiseaux s'ébrouant, là-haut, sous les tuiles, dans leur nid. Et moi près de la voiture, piaffant d'impatience. Les parents qui vérifient que tout est bien fermé. L'eau. Le gaz. Les fenêtres. Les volets. Les portes.
Et moi, dehors, au milieu du jardin en fleurs, je respirait cette odeur particulière de départ et d'extérieur endormi. Les étoiles pâlissait comme le ciel, pendant que la lune restait là, brillante, s'accrochant jusqu'aux derniers moments de son règne nocturne. Je goûtait ce calme avec plaisir. J'étais sereine. Rien ne pouvait perturber ce silence parfait et sa saveur si particulière.
Encore aujourd'hui, je ne suis bien qu'à partir de 4h30 du matin.
Sauf s'il est là, si ses bras m'entourent et me protègent.
Dans ce cas là, je suis bien.
A n'importe quel instant.
Publié par Lujena à 14:59:15 dans Boîte à souvenirs | Commentaires (4) | Permaliens
Ce We j'ai zappé d'emmener mon appareil photo bien-aimé pendant nos escapades. Bien mal m'en as pris.
Ou pas...
J'ai pris les photos dans ma tête du coup. J'ai réussi à leur trouver une place dans un coin, là-bas au fond, au rayon « lumière et couleurs ».
C'est un rayon assez casse-gueule, qui parfois se cache derrière le rayon "ombre", qui peut tout recouvrir, lorsqu'il est trop plein.
La tête à l'envers, regarder les nuages et leurs drôles de formes passer au dessus de la voiture.
Les cheveux qui s'envolent et que je mange en riant.
(Oui vive les cabrio).
Le soleil qui joue à cache-cache avec les branches des sapins.
L'odeur de mousse. De l'humidité des sous-bois.
Le bruit de la rivière, et celui de ses cascades sur les grosses pierres où on peut se faire dorer par le soleil.
Des maisons en pierre, aux balcons fleuris.
Des fleurs des champs de toutes les couleurs.
Le doré des blés.
Le sang des fraises des bois sucrées.
Et celui des myrtilles, aussi.
Par myriades. S'asseoir sur un parterre de mousse, en tailleur, et tendre la main pour les ramasser et s'en délecter. ENFIN un fruit que je peux manger sans risquer de m'étouffer à cause de ces foutues allergies.
Avoir la langue et les doigts rouges violacés.
En rire comme des gosses.
Et puis nos deux ombres sur le pont.
Deux.
Ce fut un Week-end parfait. Lumineux.
J'en profite, avant que l'ombre, irrémédiablement, revienne montrer le bout de son nez.
Que je casserai, bien sûr.
« Pirouette, cacahouète.... »
Publié par Lujena à 14:52:45 dans Luz! | Commentaires (5) | Permaliens
Je m'arrange toujours pour acheter mon nouvel agenda de l'année dès qu'ils sont mis en rayon, vers la fin du mois de juin. Il y a moins de monde. Les gens ne pensent pas encore à la rentrée, vu que l'école n'est pas encore terminée. Ils pensent aux vacances, au soleil, à la détente, ou au contraire à comment mettre de l'argent de coté cet été pour couvrir les frais scolaires.
Après la période « D.D.P » dont je collectionnais les pubs dans mes classeurs au collège, je suis rapidement passée à ceux de l'étudiant. Ça faisait plus... « mature », au lycée.
Puis on s'habitue à la mise en page, aux personnages, aux ptits bons plans... Alors on le garde aussi pour les études supérieures.
Puis premier boulot.
Bon.
Un truc + sérieux, un grand avec toute la semaine sur double page, ou bien un petit dans une couverture en cuir...
Ou tout bêtement, un « Ben. », décalé, avec de bonnes phrases bien senties... et noir.
Puis on se lasse, on aimerait autre chose.
Cette année, j'en ai trouvé un pas mal, malgré l'absence de cartes, numéros de téléphones utiles, etc. à la fin. Il a une citation à la fin de chaque jour. Il en possède pas mal sur toute la couverture. Assez petit, sans spirale,s pour une fois., mais avec un élastique pour que les petits papiers en dedans ne tombent pas.
Mes agendas devenaient de vraies œuvres hétéroclites, style « carnet de pensées de l'année scolaire ».
Peut être des cotillons, des confettis, en souvenir de concert/fête/anniversaire.
Et surtout, surtout, noter les anniversaires. En rouge. Au feutre. Comme ça, l'écriture se voit au travers des 3 pages avant, me prévenant de l'évènement.
Ça me permet de m'organiser à l'avance. De voir quand tombent les vacances, les concerts. Ça a son revers de la médaille aussi. On m'a prévenue plusieurs fois : tout organiser, ce n'est pas bon. Il faut laisser couler, laisser la vie suivre son cours, ne pas toujours tout maîtriser. Sinon il n'y a plus aucune surprise...
Ce à quoi je réponds : faux. Archi faux.
Même dans le planning le plus huilé et organisé du monde, il peut toujours y avoir des surprises, des moments inattendus, des catastrophes, des joies, des peines, des retards.
Et je déteste ce sentiment.
Quel mal y a t il alors à vouloir organiser les choses ? A garder un semblant de maîtrise sur les choses pour pouvoir réagir au plus vite lorsque d'un évenement inattendu surgit? Quel mal y a t il à vouloir créer une sorte de fil invisible auquel me raccrocher et qui me permet de rester en équilibre dans cette vie ? A ne pas me casser la gueule du haut de mon 7 ème étage et m'écraser sur le bitume ?
Publié par Lujena à 08:57:24 dans Boîte à souvenirs | Commentaires (6) | Permaliens
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Ils ont dit...