• ***Ceci est un texte fictif...***

     

    Les cloches de l'église toute proche me sortent de ma torpeur... Un coup, deux coups... Douze au total. Quel jour on est déjà ? Ah oui, samedi...

     

     

    C'est mon anniversaire.

     

     

    Je rechigne à allumer mon portable... Les « Joyeux anniversaire », « et un an de plus ! » me soûlent plus qu'autre chose. Je n'aime pas les anniversaires. Surtout le mien.

     

     

    Je l'allumerai plus tard.

     

     

    Je descends dans la cuisine. Il fait un froid glacial. Personne à la maison. Mon père doit être au boulot. Un message sur la table me le confirme, et me préviens qu'il ne rentrera qu'en fin de journée. Toute la journée toute seule...

     

     

    Parfait.

     

     

    Journée cocooning alors. J'allume un feu dans la cheminée, admirant les flammes orangées qui crépitent. Leurs formes éphémères ondulent... Et me calme. Je m'étale devant la télé et zappe. Rien d'intéressant... ça n'a rien d'étonnant. Je pioche dans ma sélection de DVD musicaux. Non... un film plutôt. L'étrange Noël de Mister Jack tiens. Même si ça me rappelle des souvenirs qui me lacèrent une fois de plus...

     

     

    Le squelette efflanqué me fait sourire. Il est si naïf... Si enfantin lorsqu'il découvre la « magie » de Noël... Il n'y a bien que dans les films que cette fête est « magique ».. Aujourd'hui... Ah, aujourd'hui... Ce n'est plus ce que c'était...  Mais cet univers fantomatique me va parfaitement. Les esprits sont de meilleure compagnie que les humains... Fin du film, je m'étire longuement et parviens à me lever. Bon, quitte à être une larve, autant l'être propre. Donc douche fissa. Oh et puis non... Comme je suis sûre d'être tranquille, ce sera un bain.

     

     

    Quelques bougies, pas un bruit autre que celui de l'eau... Je m'enfonce dans ce lit humide de mousse. Et pourtant ce semblant de bien être ne réussit à pas à apaiser mon esprit... Toujours les mêmes images... Et l'eau brûlante ne me réchauffe pas pour autant. Je reste glaciale en dedans. Tant pis. Je sors. Ça ne sert à rien de se faire des illusions.

     

     

    Je m'avance vers la cheminée, en me séchant vigoureusement les cheveux. Tiens, j'ai oublié d'ouvrir les volets... J'ouvre donc la fenêtre et décroche les volets. J'arrête mon mouvement. Je fixe, étonnée, le paysage au dehors.

     

     

    Il neige.

     

     

    Parfait, pour un anniversaire...

     

     

    Je regarde l'heure. Bientôt 17h... J'aurais vraiment traîné...

     

     

    Je fixe le paysage dehors. Toute cette neige immaculée me calme. Me reviennent des souvenirs d'enfant... Les courses de luge, les batailles... « Le temps de l'insouciance » comme le disent certains.

    Ils n'ont pas tord.

     

     

    Un détour par la chambre pour m'habiller. Ma garde robe est assez funèbre, mais pour un jour comme celui-ci ce sera parfait. Je mets la dernière touche à mon maquillage lorsque mon père rentre du travail. Il a l'air si fatigué... Je le regarde, et lis de la tristesse dans ses yeux.

     

     

    -Je vais voir maman, tu viens avec moi ?

    Il détourne le regard. Ce sera sa seule réponse.

    Je pousse un soupir résigné. Je m'y attendais à cette réponse... Quatre ans qu'il ne change pas de discours. Tant pis ; j'irai seule à son anniversaire.

     

     

    Il redescend au garage. « Pour éviter de penser, il faut travailler » me disait-il il y a longtemps. Mouais, ça marche peut être pour lui, mais pas pour moi...

     

     

    Un paquet sur la table de la cuisine attire mon regard. Des roses rouge sombre... Comme le sang.

     

     

    Sa manière à lui de participer sans doute...

     

     

    Je prend le paquet et ouvre la lourde porte. Le froid me brûle les joues. Mais j'avance quand même.

     

     

    J'aime la neige. Lorsqu'elle tombe, tout se calme, comme si son manteau étouffait les bruits de la ville. Il n'y a personne au dehors. Tout est tranquille... Comme apaisé. Ces moments me manquent le reste de l'année...

     

     

    Dix minutes plus tard, je me trouve face au portail noir. Pas de sonnette, on y entre comme dans un moulin... Je suis l'allée de gravier, et arrive devant la demeure en pierre.

    Je reste plantée devant.

     

     

    -Bonjour maman.

     

     

    Je me baisse, pose les fleurs à terre. Et enlève la neige de la plaque.

     

    « A mon épouse,

    A ma maman,

    Partie trop tôt retrouver les anges... »



    Luna


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    17 avril

     

    Pour ma petite fée espiègle...
     
     
    Une petite fille se baladait avec ses parents dans la campagne. Au bord d'un ruisseau, elle voit deux libellules, accrochées l'une à l'autre. La petite fille les regardent en souriant, puis, d'un regard interrogateur, demande à sa maman :
    -Maman, c'est quoi l'amour ?
    La maman est bien embêtée...
    -Va demander à ton père, lui dit-elle.
    La petite fille obéit, et va poser sa question à son papa :
    -Papa, c'est quoi l'amour?
    Après un bref regard à sa femme, il lui répond :
    -L'amour, ce sont des sentiments qui font perdre un peu la tête, qui font chaud au cœur, qui rendent la vie belle... C'est aimer, vouloir partager des choses avec quelqu'un, ou avec ses amis. Dans une relation amoureuse, c'est penser à l'être aimé très souvent, voire tout le temps, ne rêver que d'elle, vouloir être le plus possible en sa compagnie, pour le voir, lui parler, le toucher. Sinon, la personne nous manque terriblement.
     
    La petite fille est perplexe.
     
    -Il y aurait-il des mots que tu n'aurais pas compris ?, lui demande alors son papa.
    -Non... je crois avoir compris... Mais pourquoi certaines personnes en couple se disputent ? Si elles sont en couple, c'est qu'elles s'aiment... Alors pourquoi se déchirent-elles ?
     
    Le papa semble gêné. Mais il se décide à répondre.
    -Parce que parfois, l'être aimé n'est pas tout à fait ce que l'on pensait... Il a des qualités, certes, mais aussi des défauts, qu'on ne voyait pas au premier abord... L'amour rend aveugle tu sais... Ce n'est qu'une expression, mais elle a du sens : une fois amoureux, on est un peu « dans les nuages », on trouve la vie belle, on ne voit que le bon coté des choses. Puis, après quelques jours, quelques semaines, mois ou années, on se rend compte que la personne qu'on aime est aussi un être humain... et les sentiments peuvent s'effilocher... On se renferme sur soi-même, on ne parle plus beaucoup, on se sent incompris... Parfois la jalousie s'en mêle, parce qu'on préfère discuter avec d'autres personnes, et la personne qui partage notre vie ne l'accepte pas forcément. C'est dur de faire confiance à l'autre, tu sais. D'accepter de ne pas tout savoir de sa vie, pour ne pas l'étouffer. Même si on a envie de savoir comment étaient ses journées, qui l'accompagnait, de quoi ils ont parlé... Puis l'un ou l'autre s'éloigne, et c'est ainsi que naissent des incompréhensions, puis les disputes... Est-ce que j'ai répondu à ta question ?
    -Oui... je pense avoir compris... Merci papa, lui répondit la petite fille.
     
    Elle s'en retourna au bord de l'eau. Son père la suivi.
     
    -Mais alors... C'est bête l'amour ? Enfin j'veux dire... C'est cruel... Comment quelque chose qui semble si beau peut-il faire autant de mal ?
    -Ah ça..., soupira son père, c'est une bonne question...
     
    La petite fille se releva, et affirma, digne et fière :
    -Eh ben moi jamais je ne tomberai amoureuse. JAMAIS ! Si c'est pour souffrir après avoir tant rêvé et espéré, ça vaut pas la peine...
    Son père sourit.
    -Ça ne se commande pas tu sais. Tu peux même tomber amoureuse sans t'en rendre compte... Tu ne t'en aperçois que lorsque la personne qui t'est chère est avec quelqu'un d'autre, ou bien loin de toi pendant longtemps...
     
    La petite fille soupira.
    -C'est dur l'amour... c'est... c'est quoi le mot que tu m'as apprit hier déjà ? « épiègle » ?
    -« Espiègle » répondit son père dans un sourire.
    -Oui, voilà..., dit-elle en se rasseyant auprès de son père. L'amour, c'est « espiègle » articula-t-elle avec application. Ça donne au début, et ça reprend tout sans qu'on s'en rende compte... Ou alors on le cherche, alors qu'il est là, en face de nous... Ou encore, il nous pique à un moment où on n'en veut plus, où on ne l'attend pas...
    Son père sourit.
     
    -Tu en comprends des choses toi, alors que tu es encore si jeune... Mais je t'en prie ma petite fille, n'oublie pas : le rêve peut être source d'amour... Partage tes rêves avec quelqu'un, ou avec tes amis... Car l'amour ce n'est pas qu'entre deux personnes, tu sais, l'amitié est une forme d'amour... Parfois plus à l'abri du temps que l'amour lui-même..., dit-il, songeur.
    Partage, donne, soit attentive aux personnes autour de toi qui ont besoin de sourire... Qui ont besoin de Ton sourire...
    Ne bride pas tes rêves, dit-il en prenant sa fille dans ses bras, car quand on grandit, c'est tout ce qui nous reste pour supporter le quotidien...
     
    Alors la petite fille le regarda, et lui offrit son plus beau sourire...
     
    Elle se leva, et marcha en direction de sa mère.
    -Où vas-tu ? lui demanda son père.
    -Je vais partager mon sourire que je t'ai donné avec maman, lui répondit-elle. Peut être que comme ça, vous vous rapprocherez...
    Son père sourit avec tristesse.
    -Dis papa, tu me les raconteras aussi tes rêves ? Un jour ?
    -Un jour, oui... peut être... Mais tu sais, les rêves de quand on est petits sont très différents de ceux qu'on a une fois grands...
    -C'est pas grave... Tant que ce sont des rêves, et que tu les partages avec moi... ça t'aidera à supporter ta vie « de grand » !
    Et elle s'en alla en chantant :
    « Je ne veux pas paralyser mes rêves... Jusqu'au bout, je ferais de mon mieux... »
     
     
     
    Luna.

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  •  Photo : http://www.ludimaginary.net

    10 juillet

     

    Pourquoi avoir peur de cette histoire
    Et la laisser filer entre nos doigts
    Il suffirait d'essayer pour voir
    Si l'on peut être capable ou pas
    De vivre ailleurs que dans nos doutes
    Qui nous désarment et nous déroutent



    Un peu d' lumière dans c' monde obscur

    Oublier que les temps sont durs

    Pour quiconque aim'rait espérer

    Un corps et une âme à aimer...



    Écrire une nouvelle page

    D'un conte, de faits sans âges
    Oublier les rêves illusoires
    Et avoir la folie d'y croire...


    Oser...
    Oser et ne plus reculer
    Avancer et bâtir
    Un empire de sourires


    Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin.
    [Marguerite Yourcenar]

     


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  • 16 mai

     

     

     

     

    (J'aime me promener sur des blogs au hasard et y découvrir de belles photos..........)




    " Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls , et tous nos efforts , tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude ."
    ( Guy de Maupassant )

    C'est comme ça
    J'aime le seuil qu'on abîme
    Les orages que l'on se destine
    Et les fleurs que l'on s'envoie
    Comme je n'ose compter les coups
    L'illusion est devant nous
    C'est terrifiant comme il se doit
    C'est la mer où tu me noies


    Si je m'en tire comme je respire
    C'est que le souffle m'a manque
    Comme le sommeil à tes côtés



    C'est comme ça
    C'est depuis que l'on s'aime
    Que le vent s'epuise parfois
    Une éclaircie que l'on voit
    Au loin les routes sont plus tranquilles
    Et le soleil immobile
    Allons nous y passer la vie
    Allons nous passer l'hiver



    Si je m'en tire
    Comme je respire
    C'est que le souffle m'a manque
    Comme le sommeil a tes cotes



    Et si je m'en tire
    Et si j'ose dire
    L'air est le même à chaque fois
    Tu me manques comme je respire
    C'est comme ça ...



    Et si je m'en tire
    Et si j'ose dire
    L'air est le même à chaque fois
    Tu me manques comme je respire



    Si je m'en tire / Dolly


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  • 5 mai 

     

    "J'avais laissé des miettes
    Pour mieux me retrouver
    [...]
    Dispersé
    J'étais trop dispersé
    Dispersé
    Dis, puis-je encore me rassembler ?"

    Dispersés/Eiffel

    Commet on fait quand on a l'impression d'être un miroir brisé en mille morceaux alors qu'on veut se montrer entière face à quelqu'un?

    Doit-on l'autoriser à nous aider à ramasser ces petits morceaux épars que l'on a dispersés? La confiance, les sourires, les joies, ...

    Comment réapprendre à faire confiance à quelqu'un... Alors que l'on a aucune confiance en nous-même?

    On dit qu'il faut essayer pour voir si on s'est trompé..

    Mais de désillusions en désillusions, la confiance, le moral, l'espérance en prennent un sacré coup...

    "On se dit oui, se dit non, on se pose des questions..."

    Je n'ai que des questions sans réponses

    Des indécisions , des "peut être"

    Des "et si...?"

    C'est quoi la recette pour se laisser porter?

    Comment faire pour être désinvolte?

    Pour ne plus avoir peur d'avoir peur...

    Prendre les choses comme elles viennent, ne plus chercher à anticiper, ne plus chercher à tout contrôler : ses émotions, ses sentiments, sa vie...

    C'est bizarre les sentiments. Comment le coeur s'emballe pour une phrase, pour un mot. Et comment la raison nous ramène ensuite à la réalité avec ses doutes, ses questions... Qui "freine" l'imaginaire, par peur de se faire des illusions et de souffrir... encore...

    La raison mutile les rêves...

    OU SONT PASSES LES REVES ?

    On se dit tu, se dit vous, se dit nous c'est pour de bon
    On se dit oui, se dit non, on se pose des questions
    On se dit tout, se dit rien, on s'attrape par la main
    On se bouscule, à la fin, on bascule dans le ravin

    On se réveille un matin, on a du sang sur les mains
    On se souvient plus de rien, on a juste du chagrin

    Alors, où sont passés les rêves ?
    C'est la vie qui les vole, et qui nous les enlève
    Alors,
    où sont passés les rêves?
    C'est la nuit quand on dort, qu'ils reviennent à la traîne

    On se maquille la figure, avec de la confiture
    On ressemble à des bonbons, qu'on écrase sur les murs
    On avance à reculons, c'est la faute à la pression
    On ne fait plus attention, à nos amis qui s'en vont.

    On se réveille un beau jour, on n'a plus peur de l'amour
    On se dit que c'est trop court, pour en avaler toujours

    Alors, où sont passés les rêves?
    C'est la vie qui les vole, et qui nous les enlève
    Alors, où sont passés les rêves?
    C'est la nuit quand on dort, qu'ils reviennent à la traîne...

    Mick est tout seul


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