•  J'aime bien quand les mots sortent, pour une fois. Sur des sujets pas vraiment philosophiques, mais sur des questions sur le pourquoi du comment de ces sentiments qui nous turlupinent et nous traversent chaque jour.

     

    C 'est parti sur le fait que j'aimerais me sentir différente de la masse, ne pas me noyer dedans.

    (Je vous laisse les fautes etc ça fait ++ "vrai")

     

    Ma. dit : 

    non tu crois etre differente mais tu es comme tout le monde . Avec des soirs où tu voudrais bien passer une soirée tranquillle et d'autres ou tu préférerais te défouler en groupe mais où il n'y a rien d'organiser à ta guise et tu te retrouves seule.

    sauf que toi tu la cries ta solitude tandis que d'autres la cachent

    Lujena dit :

    c pas bien de crier?

    Ma. dit :

    si pour celui qui crie mais pour le voisin ça peut lui faire mal aux oreilles

    Lujena dit :

    si je la crie avec des mots écris? ç

    a fait mal aux yeux du voisin?

    Ma. dit :

    non pour les écrits ils retrouvent surement une part de sa vie dans les écrits et se dit qu'il est pas différents dees autres

    Lujena dit :

    comment on peut etre différents des autres alors

    Ma. dit :

    parce que c'est le but ?

    Lujena dit :

    d'etre différent des autres?

    se différencier est important jpense

    Ma. dit :

    pour l'adolescent c'est important, il cherche à se faire remarquer en se différenciant (surtout de ses parents) plus tard qd il grandit il se rend cpte qu'il avait plus l'air con qu'autres chose et qu'il ferait mieux de suivre ses ainés

    Lujena dit :

    dc j'suis tjs une ado selon toi?  

    pcq je veux pas suivre les autres?

    Ma. dit :

    si tu cherches à te faire remarquer en te singularisant oui

    Lujena dit :

    des tas d'adultes essaient pourtant de montrer qu'ils ne ressemblent à aucun autre !  

    pk faire le mouton,? suivre, tjs suivre.. suivre les autres dans leurs sillons de conneries?

    Ma. dit :

    ce n'est pas une question de moutons, c'est une question de bien etre

    et que le fait de vouloir se faire remarquer est svt la csqce de mal etre et de frustrations

    Lujena dit :

    et si c t le fait de suivre les autres qui est source de mal etre...? nan? ça t'es jms venu à l'esprit?

    Ma. dit :

    on veut avoir la reconnaissance des autres lorsqu'on a du mal à l'avoir de soi-mm

    Lujena dit :

    pcq c par les autres qu'on peut l'avoir soi meme

    Ma. dit :

    oui tu as raison

    Lujena dit :

    je dis pas que j'ai raison, c ske je pense. apres c sur c dommage de pouvoir etre bien par les autres, que c mieux d'y arriver par soi meme... malheureusement, jfais pas partie de ceux qui sont "forts" et arrivent à avoir une bonne estime d'eux même par eux memes. Me faut l'avis des autres.

    Lujena dit :

    (et dis pas "oui tu as raison" pr te débarasser de cette conversation )

    Ma. dit :

    non je dis oui tu as raison parce que tu as en partie raison (comme tu l'as étayer par la suite). J

    'essaye aussi de te faire comprendre que tous les doutes et le mal etre que tu peux avoir est implicite avec ton age et que cela se tassera dans l'avenir

      [...]

    Lujena dit :

    a mon age c pas normal!

    Ma. dit :

    si c'est normal les doutes c'est comme les soucis il y en a à tout âge mais ils sont différents

    Lujena dit :

    c puérile et pas en accord avec mon age.

    Ma. dit :

    si ce sont les doutes de toutes personnes assujeties à la solitude. 

    qui se dit que la norme est d'etre en couple puis de plus tard fonder un foyer

    Lujena dit :

    c pas la norme

    Ma. dit :

    ce ne l'ai plus

    Lujena dit :

    jpense bien.

    Ma. dit :

    et ce n'est pas non plus le bonheur garanti

    Lujena dit :

    je sais pas ce qui est la norme. j'aime pas ce mot il est pas joli à l'oreille. "norme". ça sonne mort comme mot non?

    Ma. dit :

    non tu l'assimiles à mouton

    Lujena dit :

    ah non. je l'assimile à ennui. c koi le bonheur als..

    Ma. dit :

    je pense (et je parle pour moi) que le bonheur est la recherche de plaisirs aussi simples soient-ils

    Lujena dit :

    je le pense aussi ... 

    mais parfois ça ne suffit pas. et qd on voit les autres qui nous balance leur bonheur guimauve ala gueule ... jsuis mi frustrée, mi énervée, mi jalouse...

    Ma. dit :

    ça peut aussi etre un peu l'occasion de te mettre un coup de pied au cul et te dire que le bonheur il faut aussi un peu aller le chercher

     

    Lujena dit :

    et si on a peur d'aller le chercher?

    Ma. dit :

    il faut savoir prendre des risques mm si ça ne marche pas , on aura l'expérience d'avoir essayé

    Lujena dit :

    je sais.

    Lujena dit :

    Je sais qu'il faut toujours essayer pour voir. n'empeche j'pense tjs à la fin, a comment ça va finir et ça m'angoisse tellement que ça me paralyse.

    Ma. dit :

    ça angoisse tout le monde mais tu t'apercevras que le ridicule et l'echec ne tu pas et qu'il faut sabs servir pour etre plus fort

    Lujena dit :

    et qd ça touche trop le ridicule et l'échec hein?

    Ma. dit :

    il faut sourire alors, ça ne rend pas plus intelligent mais ç'est plus agréble pour celui qui vous regarde (Nikita 1990)

    Lujena dit :

    t'as de sacrées phrases cinematographiques

    Lujena dit :

    sourire alors que l'envie est contraire, c de l'hypocrisie

    [...]

    c vrai que c une mauvaise attitude que j'ai, d'attendre que ça tombe. mais j'arrive qd même a choper des ptits bouts de bonheurs qqq fois, ici et là. j'dois etre en bonne voie als..

     

     

     Et encore, je n'en suis pas sûre. Des p'tits bonheurs, glânés ici et là, j'aime bien. Parce que ça recharge les batteries un peu, et ça permet d'aller un poil plus loin.

    Mais ça fout pas un coup de pied au cul pour autant.

     

    Pour ça, il faut un GRAAAAAND moment, un truc qui s'oublie pas, un truc qui peut être tout con, tout bête, mais une sorte de reconnaissance et qui permet de se sentir vivant.

    Quand on se sent vivant, en général, ça roule comme sur des roulettes, après. Au moins pendant un ptit moment.

    Enfin, ce n'est que ma vision des choses.

     

     

    Lujena dit :

    j'ai envie de comparer la vie à une grande machine à laver. c grave docteur?

    Ma. dit :

    le plus imporant dans une machine à laver c'est le programmateur, c'est toujours lui qui tombe en rade

    Lujena dit :

    bah justement. la vie c comme une machine à laver où y'aurai pas de programme...

    on est ballotés a droite a gauche, sans maitrise sur les évenements, et on en ressort...rincés

    Ma. dit :

    si tu n'as pas peur du tournis accroche toi à la paroi

     Lujena dit :

    et quand on n'en peut plus de s'accrocher?

    Ma. dit :

    on attend le moment ou la mère Denis vient ramasser son linge et le faire lézarder au soleil,

    il prendra le frais et une bonne odeur de nature

     

     

     

    J'ai déjà dit que j'adore ce genre d'esprit?

    Non?

     

     

     

    J'adore ce genre d'esprit.

     

     

     

     


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  • Michael Tolliver est vivant !!

    Ceci est le titre du nouveau roman d'Armistead Maupin, l'auteur des Chroniques de San Francisco.

     

    J'ai pu en découvrir un long extrait dans le nouveau LIRE, ce matin (d'ailleurs lire au lit à midi (oups pardon pour "le matin" qui est faux) c'est un vrai bonheur luxueux).

    Alors, de quoi donc va-t-il être question dans ce "7ème" tome des Chroniques, mais pourtant si à part?

    Michael est vivant, donc. Il a toujours le SIDA, mais le traitement lui réussit bien apparemment. Il a trouvé l'amour de sa vie en la personne de Ben, de 20 ans son cadet, et à la cinquantaine passée, il jardine toujours autant.

    Sa famille n'accepte toujours pas son homosexualité, mais... sa mère tombe malade, et contre toute attente, l'appelle à son chevet. 

    Au même moment, sa mère "d'adoption", Anna Madrigal, tombe dans le coma à la suite d'un malaise cardiaque... Cruel dilemne, donc : accompagner celle qui l'a toujours rejeté ou rester auprès de elle qui veille depuis si longtemps sur lui?

     

    Vie de couple, homosexualité, SIDA, famille... Et narration à la première personne du singulier.

     

    Dès le premier paragraphe, j'suis tombée dedans..

    Ce WE donc, si j'arrive à bouger, je vais partir à sa recherche avant d'aller à la fête du livre jeunesse de Villeurbanne!


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  • Et un autre blog, un!

    M'en fallait un pour toutes mes photos... Bon il est cours de garnissage hein...

     

     http://clindoeil.hautetfort.com/

     

     

    N'hésitez pas à commenter!

     

     


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  •  

     

    Dans ma tête, avant, j'avais des étoiles. De l'espoir. Une confiance aveugle en tout être humain (ou presque). Disons que j'étais persuadée que tout le monde, quelque part, avait un bon fond.

     

    Dans ma tête, avant, j'avais une certaine innocence bercée de naïveté.

     

    Dans ma tête avant, il y avait des souvenirs joyeux, heureux, ensoleillés, là, devant mes yeux. Je me repassais ces douces images colorées dans mon cinéma intérieur lorsque je n'avais rien à faire.

     

    Dans ma tête, avant, j'avais mille et une idées de coloriages, de collages, de peintures, de sculptures, de jeux, d'histoires.

     

    Dans ma tête, avant, il y avait une porte fermée à double tour, et derrière laquelle se cachaient mes démons, cauchemars et autres monstres. Je ne l'ouvrais jamais, cette porte, pas même pour y enfermer les « méchantes choses ». Ce n'était pas la peine, je les poussais contre cette porte, et elles passaient au travers. Ce qui n'était pas possible, bien évidemment, dans l'autre sens.

     

     Dans ma tête, avant, il y avait des rires, toujours, et puis aussi des sourires, des blagues.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Dans ma tête, avant, j'étais une enfant.<o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p></o:p> 

     

     

    Et aujourd'hui, dans ma tête... Qu'ai-je donc ?

     

    <o:p> </o:p>Toujours cette porte.<o:p> </o:p><o:p></o:p> Sauf que quelqu'un l'a déverrouillée, ou bien les fantômes sont devenus plus forts, ils ont réussi à trouver un moyen pour s'infiltrer au travers de la porte et pour recouvrir les idées, les rires et les souvenirs de peinture grise et noire.<o:p> </o:p> Parfois un contexte particulier, une émotion, une sensation, un p'tit quelque chose me « redonne » ma tête d'enfant. Pour pouvoir rire, sourire, blaguer, faire sourire et rire les gens, leur montrer que la vie est belle. <o:p> </o:p><o:p> </o:p> 

     

     

    Cela devient rare.<o:p> </o:p><o:p> </o:p>Il faut que je me force un peu pour enlever cette poussière qui règne dans ma caboche, et nettoyer les jolies choses, afin de leur redonner leurs couleurs d'antan.<o:p> </o:p><o:p> </o:p>

     

     

    Retrouver cette petite fille souriante que j'étais, et qui montrais à qui le voulait ses dents du bonheur dont elle était si fière.

     

     

     

    Parfois j'y arrive. 

     

     

    Parfois non.

     

     

    En même temps, c'est un peu normal.

     

     

     

     

    J'ai grandi.<o:p> </o:p><o:p> </o:p>

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  • SAF

    Voilà bientôt un an et demi que je ne t'ai point revu. Un an et demi sans t'entendre, sans te voir. Sans pouvoir comparer nos tailles. Pour voir si je suis toujours plus grande que toi. Habitude idiote bien sûr, puisque nous avons tous les deux fini depuis bien longtemps notre croissance.

    10 ans sans anniversaires souhaités. Sans Noël souhaité. Sans bonne année souhaitée, aussi. Des oublis de ta part... Une impossibilité de te joindre de la mienne.

     

    Bientôt 14 ans sans fous rires.

    Sans complicité.

    Sans contact réel.

     

    Sans ce lien qui, les années passant, devient de plus en plus fin.

    Déjà qu'il était mince...

     

    Mince comme l'espoir que j'ai de te reconsidérer un jour comme quelqu'un de la famille. Comme quelqu'un du même sang que moi. Enfin à moitié, certes, mais avant je n'y prêtais guère d'importance.

    Cela fait bientôt 2 semaines maintenant que tu as fait dire par un oncle que tu ne voulais pas nous reparler.

    Que tu ne voulais pas, "pour l'instant", avoir à faire avec nous.

    Pas d'autres explications. Est-ce par jalousie envers moi, qui ai eu ce que tu n'a pu avoir? une famille, des études, un boulot... Ou parce qu'on nous avons si peu de choses en commun?

    Nous voulions t'aider, encore, mais tu refuses, encore. Têtu, tu l'as toujours été. Jusqu'à ce que tu ne supportes plus de vivre dans ta voiture sans carburant.

     

     

    Le silence, encore...

     

     

    Comme il y a 10 ans. Lorsque, à peine parti, tu m'a laissée seule gérer quelque chose que personne ne prenait au sérieux. 

     

    Le silence, toujours. Comme celui que tu imposes à ta fille qui se demande où est son père, et qui le cherche toujours lorsqu'elle va voir ses grands parents, passant de fond en comble toutes les pièces, pour finir par demander : "et il est où papa?".

    Tu ne la voit pas toi, la tristesse dans ses yeux d'enfant.

    L'incompréhension.

    La déception.

     

    Ce n'est pas parce que tu n'a pas connu ton père que tu dois la laisser grandir comme tu l'a fais.

    A moitié seul.

     

    Mentalement, tu a la moitié de ton âge. Un gamin de 16 ans qui ne sait pas garder un boulot plus de trois moiss ne sachant pas économiser ne serait-ce que pour louer une voiture et venir voir ta fille à 1h30 de "chez toi", enfin... du coin où l'on croit que tu es.

     

    Comme un SAF.

     

    Sans Attache Fixe.

     

     

    Et moi je vois la douleur de notre mère qui te guette derrière la vitre depuis bientôt 2 ans.

    Qui guette la venue de ce fils pour qui elle a tant fait de sacrifices.

     

    L'envie m'est venue de prendre ma voiture et de monter te voir. Un coup de fil, et déjà ton numéro n'était plus en service. Un autre coup de fil et j'apprenais que tu étais parti on ne sait où...

     

    Peine perdue.

     

    Je t'ai perdu.

     

    Depuis mes 9 ans, depuis que tu as quitté la maison, depuis que tu m'a laissée grandir seule... Je t'ai perdu.

     

    J'ai du supprimer un mot de mon vocabulaire personnel.

     

     

    "Frère".


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