Parce que mon autre blog "Let's Rock" devenait assez... bordélique, en voici un autre. Défouloir sentimental, coups de gueules, coups de coeur, humeurs, soleils, ombres, bouquins, films, musique, souvenirs... Comment ça ici AUSSI c'est bordélique?
Ce matin, lorsque je suis partie de chez lui, le soleil se levait à peine. Il était d'un rouge flamboyant, mais pas éblouissant. On aurait dit un disc de feu. Il y avait de la brume dans les prés, et des nappes de brouillard entrelaçaient les arbres comme de la dentelle. On aurait dit un paysage tiré d'un numéro spécial de Geo sur la campagne.
Dommage, l'appareil photo n'était pas dans le coffre.
Plus j'approche de la bibliothèque que j'ai quittée pour deux jours, plus je me sens étrangère. Ma place n'est déjà plus ici. Je le sens.
Même mes « montagnes », si proches maintenant, ne me font plus rien.
Je me surprends à compter les minutes qui me séparent du départ pour chez lui.
C'est bizarre, cette sensation. Je ne l'ai jamais ressentie auparavant.
Je sens que je suis à un tournant. Je me demande si ce métier est vraiment pour moi. J'ai envie de changement, tout en restant dans la continuité.
J'ai envie de... quelque chose, de faire quelque chose, de mettre en ordre toutes ces idées gribouillées à droite à gauche. Mais j'ai peur d'en parler, car peur que ce rêve ne se réalise pas.
J'aimerais avoir de l'audace, de l'ambition, pour ça. Pour mettre sur les rails deux projets.
Voire trois.
Ou quatre...
Je sais que je dois changer certaines de mes attitudes.
Je dois être moins jalouse.
Je dois arrêter de m'angoisser pour rien.
Je dois enterrer ces peurs irrationnelles.
J'aimerais arrêter d'éclater régulièrement. Arrêter mes caprices.
J'aimerais cesser de lui demander de me rassurer, tout le temps. J'aimerais faire confiance comme avant.
J'aimerais pouvoir être plus stable, et apprendre à gérer mes émotions.
Il paraît que ça vient avec le temps et l'expérience...
Mais en même temps, si j'arrêtais de « speeder », ce ne serait pas moi...
Arrêter d'être adulescente ? Devenir adulte ?
Ça me fait peur, d'être « adulte »... Même si je sais qu'il faut toujours garder une part d'enfance et d'adolescence en nous...
Mais je me dois d'être mieux, tout en restant simple.
Je veux revoir tous mes amis.
Lycée, Grenoble, potes, concerts.
Je veux revoir mes potes, surtout.
Je veux retourner au bar avec eux, boire et re-boire (sans conduire bien sûr) et retrouver la sensation bienheureuse de bien être que procure l'ivresse légère.
Mais je ne peux point.
Je n'y arrive plus.
Ce n'est plus « moi ».
Je ne peux plus me lâcher.
J'ai comme un lien qui m'enserre la gorge et la taille. Qui comprime mes poumons.
Pourtant ça va, hein.
Mais je ne me sens pas « libre ».
Je craque régulièrement. Une larmichette par ci, par là. Pourtant j'ai tout pour être heureuse.
Faut croire que l'équilibre n'est toujours pas définitif...
Je ne suis pas ce que je voudrais être.
Je ne montre pas ce que je suis.
Je me pose trop de questions.
J'ai peur de perdre pied.
Publié par Lujena à 10:29:09 dans Humeur du moment | Commentaires (1) | Permaliens
Dans Okapi (oué je le lis à la bib et alors?)
"J'écris beaucoup plus facilement quand je ne suis pas bien. C'est bête mais, quand on va mal, on sait quoi dire. Alors que, quand on va bien, on va bien, c'est tout. Parfois, j'ai même peur d'être heureuse et de ne plus rien avoir à dire."
- Pauline Croze -
C'est très bien résumé, je trouve.
Humeur du moment, donc = nullissime. J'arrive pas à finir ce fichu rapport d'activité, j'arrive pas à déchiffrer un code (je sais c'est très con mais ne aps arriver à faire quelque chose, ça me soule >_< ), ces putains de chiens des voisins n'arrêtent pas de japper pour un rien et ça me gonfle, j'arrive pas à dire non, je rends service, toujours, ... Je pardonne trop vite, trop tôt.
J'aimerais prendre soin de moi, mais je n'ai pas la méthode pour.
Et prendre soin des autres, je le fais difficlement. Le hasard m'aide, mais sinon... j'ai l'impression de tout fair de traviole.
J'suis fatiguée, n'ai le goût à presque rien. Et pourtant, j'ai des projets. Demain, concert de Subway.
Ah bah non en fait. Au moment où j'écris, une copine m'apprend que c'est annulé.
Super.
La semaine commence sur les chapeaux de roues.
EDIT : Un appel, une explication, un sourire, un rire.
Et diner chez ami. En croisant les doigts pour que ça se passe bien...
Mais le goût amer passe mieux, déjà.
Publié par Lujena à 10:07:21 dans Humeur du moment | Commentaires (4) | Permaliens
Le baratineur me considère comme son "ange gardien". (sic)
Une amie d'enfance me considère ainsi également.
J'crois l'être de mon meilleur pote aussi.
Mais le mien, d'Ange, il est où?
Parti avec une autre après qui il court depuis notre séparation... J'suis contente dans un sens pour lui, c'est vrai, il en est fou amoureux. C'est bien s'ils peuvent se (re)mettre ensemble.
C'est bien.
(Oué j'me fait du mal pour rien. J'suis maso. J'aime retourner dans le passé).
Je ne suis que la "bonne copine", lorsque je ne suis pas "l'ange (chiant) gardien".
M'enfin.
"Au grand théâtre de la vie", comme disait l'autre (ou je-ne-sais-plus-qui), le plus important, c'est d'avoir un rôle.
Le soleil se voile, au-dehors.
Publié par Lujena à 15:53:43 dans Humeur du moment | Commentaires (7) | Permaliens
Est-ce un crime?
Est-ce mal?
Est-ce malsain?
La jalousie peut elle être destructrice?
Elle mène bien à l'envie...
Pourquoi pas à la destruction?
Rêver la vie des autres, c'est quand même rêver...
Même si c'est se perdre aussi, un peu.
Publié par Lujena à 11:54:44 dans Humeur du moment | Commentaires (2) | Permaliens
Marre qu'il rumine toujours cette histoire, qu'il passe pas à autre chose.
J'ai l'impression d'être un monstre qui l'empêche d'avancer. Et en même temps, son omniprésence m'empêche aussi d'avancer.
La sale voix essaie de se faire une place, la nuit souvent. J'essaie de la faire taire, mais elle revient même dans mes rêves, les transformant en cauchemars. Au réveil, j'ai l'impression d'avoir couru le marathon, pour pouvoir échapper à quelque chose.
En fait, si, j'avance, mais pas dans le bon sens. Je recule plutôt.
J'me prend en flagrant délit de soupirages devant certaines photos "live". Une guitare, une voix. Derrière laquelle se cachent nombres de mensonges enjolivés de belles paroles pour camoufler l'hypocrisie.
N'empêche. Il reste plus que plaisant à regarder.
Je relis d'anciennes conversations. Août 2006, le Paradis. Mais y'en a très peu du début de la descente aux enfers...
Faudrait que je bloque la marche arrière. Lui aussi. Surtout qu'on se perd pas dans les mêmes souvenirs.
Je sais que c'est "mal", que je lui en fait, par excès de franchise. Mais sinon j'ai une barre qui m'empêche d'avaler.
Au moins, les choses sont claires.
Mais...
Elle a dit "faut savoir être égoïste aussi". Oué mais quand on a une culpabilité exacerbée... c'est dur.
Publié par Lujena à 19:24:54 dans Humeur du moment | Commentaires (3) | Permaliens
Ils ont dit...