Parce que mon autre blog "Let's Rock" devenait assez... bordélique, en voici un autre. Défouloir sentimental, coups de gueules, coups de coeur, humeurs, soleils, ombres, bouquins, films, musique, souvenirs... Comment ça ici AUSSI c'est bordélique?
Ce We j'ai zappé d'emmener mon appareil photo bien-aimé pendant nos escapades. Bien mal m'en as pris.
Ou pas...
J'ai pris les photos dans ma tête du coup. J'ai réussi à leur trouver une place dans un coin, là-bas au fond, au rayon « lumière et couleurs ».
C'est un rayon assez casse-gueule, qui parfois se cache derrière le rayon "ombre", qui peut tout recouvrir, lorsqu'il est trop plein.
La tête à l'envers, regarder les nuages et leurs drôles de formes passer au dessus de la voiture.
Les cheveux qui s'envolent et que je mange en riant.
(Oui vive les cabrio).
Le soleil qui joue à cache-cache avec les branches des sapins.
L'odeur de mousse. De l'humidité des sous-bois.
Le bruit de la rivière, et celui de ses cascades sur les grosses pierres où on peut se faire dorer par le soleil.
Des maisons en pierre, aux balcons fleuris.
Des fleurs des champs de toutes les couleurs.
Le doré des blés.
Le sang des fraises des bois sucrées.
Et celui des myrtilles, aussi.
Par myriades. S'asseoir sur un parterre de mousse, en tailleur, et tendre la main pour les ramasser et s'en délecter. ENFIN un fruit que je peux manger sans risquer de m'étouffer à cause de ces foutues allergies.
Avoir la langue et les doigts rouges violacés.
En rire comme des gosses.
Et puis nos deux ombres sur le pont.
Deux.
Ce fut un Week-end parfait. Lumineux.
J'en profite, avant que l'ombre, irrémédiablement, revienne montrer le bout de son nez.
Que je casserai, bien sûr.
« Pirouette, cacahouète.... »
Publié par Lujena à 14:52:45 dans Luz! | Commentaires (5) | Permaliens
Eh si. C'est possible.
Hier soir, dans mon bien aimé Dirty, Ma couz' a ramené sa "correspondante" espagnole et d'autres filles venues des 4 coins du monde pour faire leur stage/études à Sainté en médecine.
C'était... énorme, comme soirée.
Parler -enfin... baragouiner- en Franglais, en franspagnol, apprendre des mots Islandais avec Maria, brésiliens avec Fernanda...
Une soirée hors du temps. Shake les cultures.
Des fous rires à faire trembler les verres.
J'en veux encore.
I want to visit Iceland!!
(c) Lujena
Publié par Lujena à 11:51:29 dans Luz! | Commentaires (6) | Permaliens
L'air est lourd. La chaleur moite et invisible s'abat comme une couverture très épaisse sur moi. Allongée dans l'herbe, ma casquette de Gavroche posée négligemment sur mes cheveux, je goûte au plaisir d'un long week-end.
Les nuages noirs s'amoncellent là-bas, à l'ouest. L'orage approche... Paradoxalement, cela m'apaise.
Un léger souffle chaud vient parfois tourner les pages de mon livre ouvert.
Pour une fois, je laisse faire. Je ne prends pas le livre pour le caler à une page précise, en le retournant. Je préfère laisser faire le vent, qui fait perdre le fil de l'histoire, puis nous laisse la reprendre.
Les pages tournent... Comme autant d'histoires qui, alors, appartiennent au passé. D'autres histoires sont là, derrière, attendent d'être lues. D'être vécues.
Ce week-end, j'ai essayé de ne pas me poser de questions. Et, à part pour une soirée, j'y suis arrivée. Le contexte musical du festival a beaucoup aidé, je pense.
Je me suis mise en "pause", un peu déconnectée du monde, oubliant même parfois quel jour on était.
Mais même. J'ai réussi à toucher du doigt la plénitude et la sérénité.
Et ça, combiné à d'autres choses, ça fait du bien.
Publié par Lujena à 16:55:23 dans Luz! | Commentaires (3) | Permaliens
Prendre l'air.
Juste marcher, au soleil, avec un vent frais poussant le corps en avant. Et avancer.
Même si c'est doucement, avancer quand même.
Un chemin d'un peu plus de
Ma pause au boulot, c'est celle-ci. Juste le trajet entre la bib et la mairie toute proche.
Trajet tout bête, mais dont j'essaye de profiter avant de revenir me terrer dans mon antre.
Les hautes collines sont brumeuses, le soleil voilé. Pas de nuages noirs se pressant à l'Ouest, contrairement à ce qui avait été annoncé.
Envie de paresse, de sieste dans l'herbe au soleil.
Envie de juste sentir le vent rafraichir les paupières rougies par les rayons.
Envie de rêver, pas de travailler.
Envie de me laisser porter.
Des fois, c'est bien.
Quand je suis à peu près calme comme ça, que la peur est retournée se tapir dans un recoin sombre avec une bonne dose de tranquillisants.
Quand je laisse les soucis dans leur boîte. Le retard au taff, les responsabilités, la famille, et le reste.
Juste le soleil, le vent, la paresse et moi.
Je suis flemmarde et je l'assume complètement.
Publié par Lujena à 10:56:46 dans Luz! | Commentaires (2) | Permaliens
Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n'écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
Celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l'habitude
Refaisant tous les jours les mêmes chemins ;
Celui qui ne change jamais de repère
Ne se risque jamais à changer la couleur
De ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu .
Il meurt lentement
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d'émotions
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les coeurs blessés.
Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap
Lorsqu'il est malheureux
Au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risques
Pour réaliser ses rêves
Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
N'a fui les conseils sensés
Vis maintenant !
Risque -toi aujourd'hui !
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d'être heureux !
Pablo Neruda
No Comment.
Publié par Lujena à 17:03:56 dans Luz! | Commentaires (1) | Permaliens
Ils ont dit...