Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Lettres d'amour de 0 à 10

 

 

 

Eh oué, je ne lis que des romans enfants/ados. C'est pas interdit, on a encore cette liberté là, alors j'en profite !

 

Aujourd'hui, quelques citations tirées de ce livre de Susie Morgenstern, succulente auteur jeunesse (oui, succulente, parce que ses livres se dégustent comme des bonbons).

J'vais peut être commencer par le résumé, en fait.

 

"Ernest a 10 ans. 10 ans de vide : sa mère est morte le jour de sa naissance et son père a disparu. 10 ans d'ennui : sa vie avec sa grand-mère, prénommée Précieuse, n'a rien de très exaltant : école, goûter, devoirs, soupe. Pas de téléphone, pas de télévision. Seule distraction : une mystérieuse lettre que le grand-père d'Ernest avait envoyée du front pendant la guerre, une lettre indéchiffrable.

Ernest est bon élève, solitaire et taciturne, pour ne pas dire muet. Jusqu'au jour où Victoire de Montardent arrive dans sa classe et jette son dévolu sur lui. Car Ernest est beau, ce que les autres filles de la classe avaient déjà remarqué..."

 

Contrairement à ce que le résumé laisse supposer, il ne vas pas y avoir de bisbilles entre filles à propos du coeur du jeune homme. Enfin, pas souvent.

 

Il est surtout question de l'isolement et de l'ennui, qu'un petit garçon ne devrait pas connaitre à cet âge là.

Ce livre parle aussi d'amitié, de relations, de soleil. Car Victoire-la-Tornade va vite chasser le ciel grisonnant du quotidien d'Ernest et de sa grand-mère pour laisser place au soleil et aux petites suprises simples de la vie.

 

Quelques extraits, donc :

 

"Ils n'avaient certainement pas l'habitude de parler et les mots étaient tellement enfoncés, tassés, bouchés en elle qu'ils semblaient scellés. Les mots, s'ils ne coulent pas en jet perpetuel, se gèlent, ces mots qui sont les messagers de l'âme."

 

"Il vaut quand même mieux faire vivre les morts que les laisser mourir tous les jours un peu plus".

 

"Son absence était une immense présence pour Ernest, comme un trou qu'on contourne pour ne pas y tomber, mais on pense tant au trou qu'on y tombe quand même. Il avait mille choses à lui dire et mille autres choses et gestes d'elle lui manquaient. C'est ça un trou, un manque infini."

 

"Encore des secrets. Je hais les secrets ! Tout devrait pouvoir se dire. On ne vient pas au monde pour jouer à cache-cache avec nous-mêmes... mais pour chercher la vérité et la dire haut et fort !"

 

"Le portail des yeux n'est jamais fermé aux larmes."

 

"Reconnaître ses tords ne les efface pas."

 

 

Pris au hasard, comme souvent, un très bon livre accessible dès 9 ans.

 

(Ah un oceur sur la couverture... Saint Valentin... bon bah désolée c'était pas voulu...)

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article